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Mémoire et Lecture Rapide - Nicolas Lisiak

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Productivité 2.0 – Interview avec Virginie du blog www.vieproductive.com

Je vous invite à écouter et lire l’interview avec Virginie du blog http://www.vieproductive.com/


 

Nicolas : Bonjour Virginie.

Virginie : Bonjour Nicolas.

N : Comment vas-tu ?

V : Je vais très bien, et toi ?

N : Moi aussi, je vais toujours bien. Comme d’habitude. Si je te contacte c’est pour te poser quelques questions au sujet de toi et ton projet qui est le blog « vieproductive.com ». Est-ce que tu pourrais te présenter et présenter aussi l’idée de ton blog ?

V : Oui. Alors, je m’appelle Virginie. J’ai 31 ans et je suis Ingénieure de formation. En fait, j’ai commencé à m’intéresser aux techniques d’efficacité personnelle quand je suis entrée dans la vie active il y a huit ans, parce que je voulais être plus efficace dans mon travail, pour pouvoir faire bien mon travail mais sans y passer toutes mes journées, et trouver des méthodes pour éviter, en fait, la routine « métro-boulot-dodo » pour les quarante prochaines années de ma vie. Donc, du coup, j’ai beaucoup lu. Je me suis formée à pas mal de méthodes et puis, j’ai pas mal expérimenté aussi au quotidien. Et donc, en janvier 2012, j’ai créé le blog « vieproductive.com » pour pouvoir partager mes expériences avec tous ceux qui recherchent comme moi à avoir plus de temps pour ce qui compte vraiment.

N : D’accord. Je comprends. On a parlé un petit peu avant d’enregistrer l’interview. Tu voyages beaucoup pour ton travail. Tu prends pas mal de temps pour te déplacer à ton travail. Est-ce que tu pourrais en fait décrire un peu ce que tu fais pendant ce temps-là ?

V : En fait, pour ceux qui ne me connaissent pas, j’ai un aller-retour de près de 4 heures de transport pour me rendre à mon travail. C’est énorme, je confirme ! Donc, c’est qu’au début, quand j’ai commencé, je ne savais pas trop comment réagir. Je ne faisais pas grand-chose pendant ce temps-là. Non seulement, c’est du temps complètement perdu, c’était de la fatigue et c’était aussi de l’énervement. Petit à petit, je me suis organisée pour exploiter, on va dire, un peu plus intelligemment ce temps libre. Donc, j’ai commencé à télécharger des podcasts que j’ai écoutés dans les transports, à lire des livres, à préparer aussi des projets professionnels ou personnels sur lesquels je voulais réfléchir. Voilà, il me suffisait d’avoir finalement un petit carnet et un crayon, et au moins, j’arrivais à faire quelque chose d’utile pendant ce temps-là.

N : Ok. Alors, une des méthodes que je connais bien et que je conseille d’ailleurs dans ma formation, c’est la méthode POMODORO. Quel est ton avis sur cette méthode. Est-ce que tu as eu le temps de la tester aussi ?

V : Oui. Alors, la méthode POMODORO, je l’ai testée. Ça fait partie des nombreuses méthodes que j’ai testées. Déjà, je ne sais pas, on va peut-être rappeler un peu les principes pour ceux qui nous lisent et qui ne le connaissent pas. Alors, la méthode POMODORO, en fait, signifie «  tomate » en italien, et donc, cela fait référence aux miniatures de cuisine qui étaient très en vogue dans les années 80. Le principe, c’est qu’on travaille pendant 25 mn sans interruption sur une seule tâche. Ensuite, on fait une courte pause pendant 3 à 5 mn. Et on recommence à nouveau 25 mn sur une nouvelle tâche et ainsi de suite. Et tous les quatre POMODORO, au bout de quatre fois de 25 mn, on peut s’accorder une pause plus longue de 15 à 30 mn. C’est pour le principe de base. Alors, après, moi, personnellement, c’est une méthode que j’ai testée mais que je n’utilise plus aujourd’hui parce que, déjà, je travaille dans un open space, et globalement, obtenir 25 mn sans interruption, cela relève presque de la science fiction au quotidien. Donc, voilà, c’est assez dur à utiliser, et puis, j’ai aussi des journées qui sont essentiellement remplies par des réunions. Et donc, c’est pareil, pouvoir enchainer quatre POMODORO à la suite, c’est-à-dire presque 2 heures de travail sans réunion, ça n’arrive pas souvent non plus. Pour moi, je ne la trouve pas adaptée, par contre, pour d’autres, c’est peut-être une méthode idéale. Mais, après, je pense qu’on peut aussi adapter la méthode parce que, si on l’applique de façon stricte avec la règle des 25 mn et tout ça, c’est peut-être un peu rigide et ça ne conviendra pas forcément à tout le monde. Par contre, je trouve qu’il y a des principes qui sont très intéressants derrière cette technique et qui, eux, peuvent être utiles pour tous.

N : C’est-à-dire ?

V : Moi, je vois trois principes en fait. Le premier, c’est de travailler sur une seule tâche à la fois. Donc, d’éviter une multitasking où finalement, on va se disperser sur plusieurs tâches en même temps. Le deuxième, c’est de fixer une limite dans le temps. Je trouve que c’est un principe qui est vraiment génial parce que non seulement, ça booste pour agir, mais, ça permet aussi d’éviter de faire durer inutilement une tâche. C’est la fameuse Loi de Parkinson qui dit que, finalement, le travail il s’étend pour occuper tout le temps qui est disponible pour lui. Donc, en se fixant une limite, ça oblige à ne pas trainer en chemin.

N :D’accord.

V : Et puis, troisième et dernier principe qui est de faire des pauses régulièrement. C’est quelque chose qu’on a tendance à oublier quand on essaye de gagner plus en termes d’efficacité. On croit qu’en travaillant en continue, c’est comme ça qu’on voit optimiser chaque seconde et d’être plus efficace. Mais, c’est très important de faire des pauses pour se régénérer, refaire le plein d’énergie et pouvoir repartir de plus belle.

N : D’accord. Oui, c’est vraiment trois principes avec lesquels je suis complètement d’accord. Alors, est-ce que tu pourrais maintenant parler des astuces pour les personnes qui travaillent dans le « open space » comme toi, pour se concentrer, pour avoir une bonne concentration dans un lieu de travail qui est vraiment difficile pour moi, par exemple, qui ne travaille pas comme ça. Comment trouver la bonne concentration dans un open space ?

V : C’est vrai que travailler en open space c’est souvent très perturbant, entre les gens qui discutent, les bruits de la machine à café, les gens qui viennent poser des questions parce que c’est vrai qu’on n’a pas de porte qu’on peut fermer. Ce n’est pas toujours évident de réussir à se plonger dans son sujet et ne pas en sortir. Donc, déjà, ce que je pourrais conseiller, c’est d’essayer au maximum, pour éviter les interruptions des autres et quand c’est absolument nécessaire, de s’isoler physiquement. Souvent, les gens qui travaillent en open space laissent souvent des petites salles de réunion à côté pour éviter de faire trop de boulots. Donc, quand on a besoin de se concentrer, aller vraiment s’enfermer dans une salle et il ne faut pas hésiter. Et puis, quand on n’a pas cette possibilité, déjà, ne serait-ce que montrer des signes d’indisponibilité aux gens. C’est vraiment quelque chose qui peut apporter beaucoup. Par exemple, je travaille souvent du coup avec des écouteurs dans les oreilles. Ce n’est pas grand-chose, ça ne se voit quasiment pas, mais, quand quelqu’un veut venir vous poser une question ou vous interrompre, au moment où il va arriver, il va voir qu’on n’est pas disponible immédiatement pour la discussion. Et finalement, comme tout le monde cherche un peu la solution de facilité, si ça devient plus compliqué de vous interrompre, les gens vont avoir tendance à chercher d’abord une autre solution, ou peut-être demander à quelqu’un d’autre qui parait plus disponible, ou chercher, peut-être dans leurs documents à eux s’ils n’ont pas déjà la réponse.

N : D’accord. Je pense que c’est quelque chose à tester. Si les personnes qui nous lisent en ce moment travaillent dans un open space, testez-le tout de suite et ayez votre propre avis, parce que c’est comme ça que vous allez avancer dans votre travail, je trouve. C’est ce qu’il faut faire, à mon avis !

V : Oui. Je pense que l’idée c’est de rendre l’interruption des gens plus difficile et de faire qu’elle soit aussi la plus courte possible. Donc, éviter d’avoir une chaise vide à côté de son bureau. C’est classique, si vous avez une chaise vide, mettez des dossiers dessus ou enlevez la chaise, sinon, les gens, ils arrivent et s’assoient. Et là, finalement, ils y sont installés pour une demi-heure.

N : D’accord. Je comprends. Ok. Je voudrais passer à une dernière question. C’est la gestion de temps. En fait, en ce moment, il y a beaucoup de formations en ligne qui sont disponibles sur internet. D’un côté, l’avantage c’est que c’est disponible 24 heures sur 24, mais de l’autre côté, je le sais bien, c’est très difficile de trouver en fait du temps pour suivre vraiment cette formation. Et les personnes qui, d’un côté se disent, voilà, je peux travailler quand je veux, de l’autre côté, c’est difficile de trouver du temps pour le faire. Qu’est-ce que tu pourrais conseiller aux personnes qui suivent des formations en ligne ?

V : Alors. Moi ce que j’utilise déjà. C’est ce que je te disais tout à l’heure. J’ai cherché dans mon emploi du temps, ce que j’appelle un peu des « créneaux malins ». Pour moi, c’est clairement les transports, puisque ça me fait un potentiel de 4 heures par jour. Après, pour d’autres personnes, je ne sais pas, ça pourrait être par exemple, quand les enfants vont faire la sieste, ou la demi-heure, juste quand on rentre après le travail, ou peut-être qu’on va spontanément aller s’asseoir dans le canapé et allumer la télé, cela peut être utilisé du coup, ce temps là qui est gaspillé habituellement pour suivre la formation. Finalement, quand on regarde bien comment on utilise notre temps, on a quand même pas mal de temps qu’on perd à faire pas grand-chose d’utile. Après, c’est sûr que pour suivre une formation, le temps, on en a tous de 24 heures dans une journée, donc on ne pas pouvoir en trouver plus. Par contre, on prend d’ailleurs sur des choses qui sont moins importantes notamment. Mais ce qui est absolument indispensable, je trouve, c’est d’éviter le passage en force ; parce que si on s’impose quelque chose de trop conséquent, ça va marcher les deux-trois premiers jours. Mais globalement, sur la durée, cela ne tiendra pas. Voilà. Je dirais, éventuellement, trouver des plus petits créneaux, mais qui sont plus faciles à tenir que de se dire « pendant deux mois, je vais faire deux heures tous les jours ». Personnellement, j’ai essayé mais je n’ai jamais réussi.

N : Ok. Je comprends. Donc, d’un côté, tu dis qu’il faut vraiment tester et trouver sa propre méthode pour être productif, et s’adapter en fait à son emploi du temps.

V : Oui. Parce qu’après, on peut donner plein de conseils mais chaque personne a ses contraintes. Voilà, chaque personne saura elle-même quel est le créneau qui le convient le mieux, qui lui demandera le moins d’effort, parce que si déjà, trouver du temps c’est un effort, ensuite, suivre la formation et surtout l’appliquer, cela demandera aussi beaucoup de temps et ce sera un effort beaucoup plus grand. Cela peut être vite voué à l’échec.

N : D’accord. Je te remercie beaucoup. Juste pour finir, je voudrais inviter tout le monde à aller sur ton site « vieproductive.com » et s’inscrire tout simplement pour recevoir le cadeau de 12 solutions concrètes pour passer à l’action et vaincre la procrastination. Je pense que ce sera un petit guide très pratique et très sympa à suivre. Je te remercie beaucoup et je te dis à bientôt !

V : Merci beaucoup Nicolas et puis, pour tous ceux qui nous suivent, si vous avez des questions à me poser, n’hésitez pas à me contacter, soit par le formulaire qui est sur mon site, soit directement : virginie@vieproductive.com. Je serai dans le plaisir de répondre à toutes vos questions.

N : Merci. Salut !

V : Salut !

Catégorie : Interview